Mon expérience avec le polyamour

Polyamour

Mon expérience avec le polyamour

Un mode de vie amoureux qui se démocratise

Facilement confondu avec le libertinage (ce qu’il n’est pas, mais avec lequel il n’est pas incompatible- nous verrons cela plus tard), le polyamour, également appelé non-monogamie éthique, repose sur l’idée que l’on peut aimer et être aimé par plusieurs personnes. Il peut prendre plusieurs forme, les seules règles sont celles que vous déterminez entre vous. Couple libre, trouple, individu avec plusieurs partenaires ayant eux-même leurs propres partenaires, anarchisme relationnel (pas de hiérarchisation entre les relations/partenaires)…

En vérité, le sujet est plus simple qu’il n’y paraît.

Polyamour

Photo by Kelly Sikkema on Unsplash

Comment je me suis ouverte au polyamour

La question ne se pose pas seule : comment je deale avec l’insécurité, comment je supporte de ne pas être l’Élue, qu’est-ce que ça m’apporte ?

Tout commença…

Revenons 14 an en arrière (ouch, bobo.) Je suis étudiante en langues étrangères et je rencontre ce beau brun charismatique dans les bras duquel je me précipite (j’ai des problème avec l’impulsivité). Eh bien je ne le savais pas encore, mais je venais de prendre l’entrée des Enfers. Très rapidement, mon homme s’est montré possessif, contrôlant, tyrannique… Je vous épargne les détails les plus sordides.

Red flags

Sans expérience, tout juste sortie de sous les jupons d’une mère surprotectrice et religieusement très impliquée, je n’ai vu aucun des drapeaux rouges qui s’agitaient devant mes yeux. Je suis sortie avec cet homme. J’ai eu des enfants avec cet homme. J’ai épousé cet homme. J’ai souffert avec cet homme. Il m’a coupé de tout, du monde, de ma famille, de mes amis, s’accaparant le moindre temps de repos que j’aurais pu avoir entre deux tâches ménagères ou parentales (auxquelles il ne participait jamais), décidant des activités auxquelles je devais me livrer (mais toujours avec lui).
J’ai tenu 12 ans.

L’envol

Quand je suis partie, je croyais dur comme fer que les relations amoureuses, ce n’était pas pour moi, pas plus que les relations sexuelles d’ailleurs. Au départ (et je dis bien au départ) je n’avais strictement aucune envie de « profiter de mon célibat » pour papillonner. Mais mon ex mari étant le seul homme que j’avais connu intimement parce que le premier, la curiosité a fait son office. J’ai téléchargé Tinder et découvert l’univers des rencontre sans attache ni lendemain. J’ai ensuite téléchargé OkCupid, une application plus « lgbtqi+ friendly » (car je suis bisexuelle) et plus ouvertes aux relation non-monogames. Je suis tombée amoureuse. Trois fois. De trois hommes. En même temps.
Et je ne voulais pas choisir. Alors j’ai commencé à tous les fréquenter, en même temps, avec leur consentement, et bien entendu ma promesse de leur laisser faire de même.

Quid de la jalousie en polyamour ?

En fait, c’est un poids en moins. Je ne dis pas que la jalousie n’existe pas en non-monogamie, nous avons tous-tes nos insécurités, nos peurs. Mais en polyamour, on communique. Beaucoup. C’est nécessaire pour que n’importe quelle relation fonctionne, mais de par mon expérience (qui n’engage que moi), l’échange passe plus facilement à la trappe en monogamie qu’en polyamour. En monogamie, on a facilement l’habitude de prendre l’autre pour acquis, une fois la relation installée. En polyamour, il peut arriver qu’on se sente menacé-e ou en compétition avec les autres partenaires. Partager avec son compagnon ou sa compagne permets d’éviter que cela n’arrive.

Croyez-moi, je suis terrifiée par l’abandon, mais tant que j’ai l’absolue certitude d’être aimée par mes petit-es ami-es, je me moque du nombre de personnes qu’ils aiment également.
J’ai ouvert les yeux sur le fait que ce n’est pas parce que l’on s’aime que l’on s’appartient, que l’on doit rendre compte de tout, ne pas être libre. C’a été une libération pour moi. Je ne reviendrais pas en arrière.

Aujourd’hui, je n’ai qu’un partenaire, car la vie a fait que… mais nous sommes libres l’un comme l’autre de fréquenter qui nous voulons. Quand j’ai rencontré cet homme il y a deux ans, il était en couple avec une femme et nous couchions déjà ensemble, avec la bénédiction de mademoiselle.

Ce que le polyamour n’est pas

Ce n’est pas tromper. On vous voit, les petits malins qui trompent leur copine pour ensuite crier à qui veut l’entendre « nooon mais je suis polyamoureux en fait ». Si votre compagne-compagnon n’est pas d’accord, alors abstenez-vous, ou rompez votre relation pour une union qui vous conviendra mieux.

Ce n’est pas du libertinage. Le libertinage est purement sexuel et peut-être pratiqué par des couples exclusifs qui ouvrent occasionnellement leur intimité une ou plusieurs tierces personnes pour les inclure dans leur jeux sexuels.

Ce n’est pas la solution à tout. Certaines personnes ne peuvent tout simplement pas concevoir de ne pas vivre dans une relation exclusive, ce qui est évidemment parfaitement ok, tant qu’elle est saine. C’est plus sécurisant, plus confortable. On le comprend.
A l’inverse, une relation polyamoureuse n’est en aucun cas synonyme de relation saine. Les conjoint-e-s toxiques se trouvent partout.

Au final

Il s’agit juste d’amour, et en tant qu’adultes consentants, en amour, nous sommes libres de nos choix et de nos préférences. Respectez-vous, dialoguez, aimez-vous, baisez-vous les uns les autres. Ainsi soit-il.

 

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