La rue

La rue

La rue, je l’ai quittée, son vacarme assommant
Envahissait ma tête jusqu’à la nausée
Je l’ai fuie, démolie, quand ma chair a brûlé
Dans un cérémonial cruel et dégoûtant.

Laissée sur le pavé, ravagée, disloquée
Je sens encore le goût de mon corps qui nécrose
Et le parfum caustique auquel se juxtapose
Le chant de la menace de heurts et de rossées

Mais j’y suis revenue, arme au point, apprêtée,
Aussitôt qu’elle appelle, je ne peux l’ignorer.
La rue, cet enfer de plaisir et de honte

De douleur et de vie, tel un feu éclatant
D’une force audacieuse, à nouveau je l’affronte,
Et cette fois je gagne en noble conquérant.

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