What’s in my bag, édition prostituée

What’s in my bag, édition prostituée

sac à main

Pourquoi ne pas déterrer un tag ringard pour vous en apprendre plus sur les travailleuses du sexe outdoors ?

Les vacances d’été, cette période de vacuité et de néant

Comme vous le savez (ou non), j’ai décroché du travail du sexe outdoor afin de proposer mes services d’escort et de prostituée à mon domicile. Je gagne suffisamment pour combler le manque laissé par mon AAH dont je retranche la moitié pour payer mon loyer. Aujourd’hui j’ai mes habitués, ils n’ont qu’à téléphoner ou me texter pour avoir leur rendez-vous rapidement.
Mais depuis environ un mois, c’est marrée basse. Si pour moi été rime avec chaleur et moustiques, pour le salarié (ou non, encore une fois) c’est enfin le temps du dépaysement et du repos bien mérité : les vacances.
Les bonheurs des uns peut faire les malheur des autres : plus de clients. Ils sont tous partis. Et je dois toujours vivre.

Retour sur le trottoir

Je suis donc revenue à mes premières amours (…) : la rue. Cette fois, j’expérimente le travail de jour, afin de m’éviter certaines déconvenues subies lors de travail de nuit. Forte de cette dernière expérience, j’ai aussi appris à mieux m’organiser.

Alors, que contient ce fameux sac ?

Étalons le tout !

La base. Hydratez-vous ! Occasionnellement quand je suis à plat je m’équipe aussi d’une ou deux canettes de boisson énergétique sans sucre.

Il a fait très chaud ces derniers temps. Un coup d’eau fraîche, ça peut-être salvateur.

On respecte toujours les geste barrière (oui, ça prête à rire quand on connaît le principe de mon activité)

Pour rester fraîche.

Pour la pause clope.

Je vous fais pas un dessin.

Bien plus important qu’il n’y paraît, quand vous devez performer une fellation dans une voiture en plein cagnard.

J’ai vécu des sales trucs quand je tapinais de nuit. Maintenant, j’ai un shocker de contact. Oui Messieurs.

Je pense qu’on est tous•tes familiarisé•es avec cet objet.

Evidemment.

Le téléphone des putes et des dealers

J’ai appris à mes dépends que les voleurs de sacs à l’arraché courraient très vite et que certains clients malhonnêtes te piquaient ton pognon pendant ton sommeil après une prestation à l’hôtel… Ceci cache ma recette et ne quitte mon poignet sous aucun prétexte. Bon, c’est un petit hors-sujet, mais je suis fière de ma trouvaille. Qu’en pensez-vous ?

Soyez gentils avec vos travailleuses du sexe. Vous ne voulez pas prendre un coup de taser dans les parties, mais partager un bon moment avec la fille qui vous plaît et vous vend ses services.

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30 faits incroyables (non) sur moi

30 faits incroyables (non !) sur moi

L'autrice nue fumant

Connais ta travailleuse du sexe, ça peut être utile, surtout si tu veux devenir régulier (mais ne tombe pas amoureux, cela sera l’objet d’un article futur)

30 faits sur moi :

1- Je suis née dans une ambulance
2- J’ai grandi dans un environnement sectaire
3- J’ai deux enfants autistes qui sont 🥰🥰🥰
4- J’ai un frangin autiste, aussi
5- Je cultive mon look « gothique » depuis mes 14 ans
6- et j’ai 32 ans.
7- J’ai actuellement 4 piercings faciaux
8- Je ne compte pas m’arrêter là, la prochaine étape ne sera pas faciale…
9- J’ai 4 tatouages dont deux « scratch » car j’ai volontiers prêté ma peau à des apprentis/amateurs
10- Là encore, je ne compte pas m’arrêter là, j’ai déjà le croquis de mon prochain tatouage
11- Je fume de l’herbe
12- Je suis polyamoureuse
13- J’ai un copain
14- Et une copine
15- Je suis donc bisexuelle/pansexuelle (m’en fout, utilisez le mot qui vous parle le plus)
16- Je suis libertine. Non, ce n’est pas un synonyme de polyamour
17- Je pratique le BDSM en tant que soumise. Inutile de débarquer dans mes commentaires ou mes mails, les Doms. J’ai déjà un Maître.
18- Je suis anarchiste (sauf au lit, comme le suggère le point précédent)
19- Je me considère comme biologiquement femelle mais socialement agenre car je ne me reconnais dans aucun des rôles associés arbitrairement à mon utérus (quelle plaie ce truc d’ailleurs – l’utérus)
20- Je souffre de trouble de la personnalité borderline, d’où le bordel dans ma tête 🤪
21- Je suis fan d’horreur (films, séries, bouquins, arts visuels…)
22- Mais mon film préféré est le Cercle des Poètes Disparus.
23- Je suis fan de sci-fi
24- Doctor Who est mon addiction saine
25- Je suis une « language nerd »
26- J’ai fait des études de langue et civilsation finnoise 🇫🇮 à la fac
27- J’ai essayé d’apprendre le Klingon, pour le fun
28- J’apprend le suédois 🇸🇪 et l’arabe 🇦🇪
29- Je suis travailleuse du sexe depuis plusieurs années, mais je n’ai commencé les rencontres IRL qu’il y a environ un an
30- J’ai pris des cours de chant lyrique

Et de 30.
Et vous ? J’aimerais beaucoup que vous me fassiez part de vos particularités en commentaire… L’humain est intrigant.

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Prostituée pétée au Xanax (et pas seulement)

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TW addiction, psychotropes, drogues, alcool, sevrage, émétophobie, suicide

Si aujourd’hui mon rapport à la drogue n’est pas vraiment compliqué ni conflictuel, sachez que ça n’a pas toujours été le cas. Ma plus mauvaise expérience relève en fait d’une substance légale, délivrée en pharmacie, sous ordonnance.

Avez-vous goûté aux joies du Xanax ? Je parle bien de joie car une fois qu’on est devenu suffisamment résistant pour pouvoir s’envoyer une ou deux plaquettes, on plane délicieusement sur un nuage de lumière.

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Je m’étais fait prescrire du Xanax à des doses ordinaires, à première vue anodines, pour mes troubles anxieux, par ma psychiatre. Un benzodiazépine que l’on est censé prendre sur un temps limité à cause de son fort pouvoir addictif. Je l’ai cependant pris pendant des années avec la complaisance du corps medical. Puis j’ai commencé augmenter les doses moi-même, car mes attaques de panique n’abdiquaient pas devant deux cachets blancs. Pour ne pas en manquer, j’ai commencé à passer par plusieurs prescripteurs (et plusieurs pharmacies) des ami•e•s qui s’en faisaient prescrire pour moi, j’étais déjà foutue. J’étais accro.

Le pot au rose fut découvert lors d’une tentative de suicide aux benzos et à l’alcool. La quantité de Xanax trouvée sur place par les pompiers et les FDO était anormale. J’ai donc été soumise par le personnel hospitalier à un sevrage, à poursuivre en ambulatoire après mon séjour en unité psychiatrique.

J’ai vécu un enfer. Le syndrome de sevrage fut pire que je l’aurais imaginé. Effet rebond (attaques de panique XXXL, crises suicidaires), malaises (pendant des mois j’ai à peine tenu debout), hypertension, tachycardie, vomissements, douleurs, acouphènes, rien ne m’a été épargné.

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Aujourd’hui on essaie encore de nous faire croire que le cannabis est un problème. Je me gausse. Ancienne alcoolique, j’ai cessé de boire quand j’ai goûté le petit joint du soir. Je mentirais en disant que c’est mon seul vice : quand on est gavés de psychotropes (antidépresseurs, anxiolitiques, stabilisateurs d’humeur fortement sédatifs) mais qu’on a quand même son job à assurer (oui, ma basse besogne nécessite une certaine énergie tout de même), la Monster blanche dont je me gave ne suffit pas toujours. Un petit rail par-ci par-là (un petit ! C’est cher cette connerie), ça requinque.

Et parfois… souvent, Xanny me manque. Mais l’idée de me retaper une desintox me calme sur le champ.

Si cet article vous parle, que vous avez une expérience à partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire, liker et partager pour m’aider à prêcher la parole du péché.

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Mes 5 trouvailles de la semaine -01

J’ai décidé de désormais partager tous les samedis 5 trouvailles qui m’ont séduite, étonnée, amusée, été utile… bref des trouvailles cool, sur internet comme IRL, en espérant qu’elles vous enchanteront vous aussi.

1 – FLIC, de Valentin Gendrot

Que vous soyez pro ou anti-flic (admettez que c’est un sujet qui polarise), l’expérience d’un journaliste infiltré dans la Police révèle beaucoup de leur façon de vivre en communauté, de leurs pire travers à leur humanité. En lire en essayant de mettre de côté ses biais manichéen.

2 – Les six words stories du blog lifesfinewhine.ca

Une histoire en 6 mots, les plus percutants possible pour qu’à aucun moment vous n’ayez l’impression que le texte est trop court. Poétiques, impactantes mais aussi instructives, quelque soit votre niveau d’anglais, vous apprendrez des mots rares et beaux qui résonnent dans le cœur.

3 – Le cosplay sexy de Kylo Ren sur le blog de Carnet d’Escort, à l’occasion du 4 mai, le fameux Star Wars day (May the 4th be with you, vous l’avez ?)

4 – Tiktok Jesus

À éviter si la religion est un sujet sensible pour vous, un homme en toge, grimé en Jésus blanc, barbu et chevelu, amuse la galerie avec bienveillance. À retrouver sur l’application sous l’alias @ scottywartooth.

5 – L’application Zareklamy ,qui permet de gagner un peu d’argent contre des actes d’engagement sur les réseaux sociaux (regarder une vidéo, liker, follow une page, parcourir des pages web), jouer à des jeux (façon mistplay et compagnie), remplir des sondages etc. Vous ne gagnerez pas des milles et des cents, mais peut-être de quoi rembourser votre abonnement Netflix ou vos tickets de bus… pas besoin d’être concentré, effectuez vos tâches en regardant la téloche ou dans la salle d’attente de votre proctologue, les gains montent lentement mais sûrement.

Si cet article vous a plu, merci infiniment de laisser un like, un commentaire ou de le partager sur votre réseau social préféré.

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Un parc et quatre inconnus

Laissez-moi vous compter l’anecdote un peu folle qui m’est arrivée dans un grand parc à Lille, entre les gares Lille Flandre et Lille Europe, impliquant quatre inconnus, alors que je travaillais encore sur le trottoir.

Je finissais de travailler. J’avais recolté suffisament d’argent pour pouvoir m’arrêter et trouver un coin ou dormir dehors. Je savais qu’en vrai je ne dormirais pas, alors je suis allée me poser devant Lille Flandres, fermée à cette heure tardive. Je fermais vaguement les yeux et soufflais, fatiguée et satisfaite du travail accompli.

J’ai remarqué qu’un jeune homme noir lightskin avec des traits d’ange s’approchait de moi. Je le regardaid méfiante se diriger dans ma direction puis s’asseoir à côté de moi. « Hi », dit-il. Il ne parlait pas français. Je lui rend son salut en anglais. Il me demande ce que je fais en pleine nuit devant la gare, je joue franc jeu : je suis une prostituée qui a fini son travail et attend l’ouverture de la gare pour rentrer chez moi par le premier train. Le fait que je sois pute le fait sourire, mais pas d’un sourire condescendant. Plutôt un sourire curieux. Il m’explique qu’il vient de Belgique, côté flamand, et qu’il voyage avec son ami, parti se balader. Entreprenant, il me fait par de son attirance pour moi. Elle était très réciproque. Il me propose d’aller se poser quelque part de plus tranquille. J’ai cru qu’il écoquait d’une chambre d’hôtel, mais il parlait de ce grand parc entre les deux gares, presque désert et plongé dans l’obscurité.

Je le suis, nerveuse comme une femme seule en pleine nuit accompagnée d’un inconnu. On s’installe finalement dans l’herbe. Je m’allonge, j’essaie de me détendre, il s’allonge près de moi, nous regardons le ciel quelques minutes, puis il se tourne vers moi et commence à faire glisser le zip de ma veste. Sans un mot. Je remonte ma jupe, il défait sa ceinture et me prends à même le sol. L’affaire terminée, il dit  » we just fucked in the middle of this big city » et souris de son air angélique.

Son ami qui était parti nous a finalement trouvé tous les deux en train de bavarder. Il s’est assis près de nous, mon premier acolyte faisant les présentations, puis déclare s’en aller quérir un night shop pour acheter des cigarettes. Après quelques minutes d’un silence gênant, son ami m’embrasse, je glisse ma main dans son pantalon, et me voici son membre en bouche, à sucer cet étranger jusqu’à l’éjaculation.

Mon premier inconnu revient, avec deux autres types rencontrés sur le chemin, eux parlant français et un anglais boiteux dont je me fait l’interprète. Mes deux belges disparaissent après je ne sais quel prétexte et me voici de nouveau seule avec deux hommes que je ne connais pas, dans ce même parc, à partager des cigarettes. Il n’a pas fallu longtemps avant qu’ils me prennent à deux, à quatre pattes dans les buissons, un dans ma chatte, un dans ma bouche et inversement, moi prenant mon pied comme rarement jusqu’à ce que chacun ait son compte. Nous sommes ensuite restés ensemble une partie de la nuit jusqu’à l’ouverture de la gare. Je n’ai jamais revu les deux flamands, ni ces deux bougs qui m’ont montée en l’air dans les buissons. J’en garde le souvenir d’une nuit abracadabrante qui humidifié encore parfois mon anatomie…

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Dans 10 ans, toujours escort ?

Dans 10 ans, toujours escort ?

TW : conflit familial,intégrisme religieux, apostasie, relations toxiques, dysmorphophobie, agression, viol

Comment je suis devenue escort

Ce n’est pas une si belle histoire que je compte vous raconter. Elle nécessite un peu de background. Je suis la fille répudiée d’un pasteur à la retraite, également ancien postier, et actuellement auteur-dramaturge chrétien et écrivain public, et d’une aide soignante, et assistante maternelle, elle aussi à la retraite. J’ai été éduquée strictement dans la religion évangélique, cette branche protestante très prosélyte et pas aussi bienveillante qu’elle n’y paraît.

A l’adolescence, j’ai remis en question l’ensemble de mon éducation religieuse. Dieu m’est vite apparu comme un espèce de pervers narcissique de l’extrême, nous interdisant la connaissance, ne nous reconnaissant que le droit à la soumission et la crainte en échange de son amour et de sa promesse de ne pas nous faire cramer 🔥🔥🔥. Trop aimable.

J’ai pris un virage à 360 degrés, embrassé l’athéisme, mais me suis tout de même mariée à l’Eglise pour faire plaisir à mes parents. Ce mariage a coulé il y a trois ans (soit au bout de onze ans de vie commune et deux enfants). Les vannes étaient ouvertes.

J’ai commencé par rencontrer des plans cul divers et variés, ai découvert le BDSM, ai fait mon coming out bisexuel 🏳️‍🌈 , suis tombée amoureuse deux ou trois fois, ayant totalement renoncé à la monogamie.

Premiers pas dans le travail du sexe

Comme pour beaucoup, j’ai commencé à vendre des nudes sur Twitter et Onlyfans avant de diversifier mon offre. Ca n’a pas été un exercice facile. Après mes grossesses, mes mes yoyo pondéraux, mon ventre déformé et couvert de cicatrice me semblait invendable. J’ignorais totalement qu’il y a avait des fétichistes des ventres, des hommes qui préfèraient réellement les grosses (c’était une légende, pour moi) et que j’aurais du succès malgré ces caractéristiques physiques qui me sont toujours si déplaisantes. J’ai ensuite proposé des vidéos, des séances de cam sur Snapchat, puis sur plusieurs sites de camming. Pour info je suis aujourd’hui basée sur Cam4.

Quand j’ai commencé tout cela, j’étais hébergée chez mes parents, puis j’avais trouvé mon appartement pour continuer mes petites affaires, jusqu’à ce que ma voisine, menaçante, me harcelant tous les jours, vienne à bout de moi et me force à retourner chez mes parents, ou j’ai continué clandestinement mon petit commerce.

Dehors !

Mes parents et moi, c’est pas qu’on ne s’aimaient pas, ce qu’ILS ne m’aimaient pas. Je n’étais pas devenue la femme qu’ils avaient espéré. Nos façons de vivre et de penser différaient tellement que les conflits n’ont pas tarder à éclater, jusqu’au conflit de trop, dans lequel ils ont commis l’offense de s’attaquer à mes enfants (quitte à les insulter, devant eux) et à ma façon de les éduquer. Je venais d’obtenir une AAH pour mon trouble de la personnalité borderline et un studio meublé que je devais investir quelques jours plus tard. Qu’à cela ne tienne, mes parents m’ont mise dehors, laissant seulement au père des gamins le temps de parcourir 800km (allez-retour) pour venir chercher ces derniers pendant que je trouvais une solution pour me loger moi même avoir d’avoir les clés de mon studio.

Pute de trottoirs

C’est là que tout à commencé. Livrée à moi-même, je me suis trouvée un hôtel et ai commencé à me rendre à Lille, après m’être renseigné sur le quartier le plus fréquenté par les prostituées. La première nuit fut rude, avec une bande de crackwhores qui m’ont volé mon portable et de l’argent, mais j’ai survécu. Une fois les clés de mon appartement obtenues, j’ai continué. Pendant plusieurs mois. J’ai pendant ce laps de temps, vécu vols, agressions, et deux viols. Un-e ex, ancien-ne travailleur-euse du sexe, a réussi à me convaincre d’arrêter le trottoir et de me faire escort, à l’aide de certains cites d’annonces pas trop regardants. Je n’y croyais pas une seconde. Mais à peine l’annonce postée, je recevais par grappe de dix toutes sortes de mails de clients prêts à payer pour coucher avec moi. Je ne suis plus jamais allée tapiner depuis.

Combien de temps encore ?

C’est une grande question pour moi aussi. On ne peut pas vraiment dire que j’aime tous les jours ce boulot (comme vous, j’imagine – sommes-nous si différents ?), qu’il me faut cacher à une partie de mon entourage et en particulier à mes enfants. Tout ce que je suis en mesure de dire pour l’instant, c’est que temps que mon loyer me coûtera la moitié de mon allocation, et maintenant que je me suis habituée à vivre plus confortablement, quitter le milieu n’est pas un projet immédiat.

Au final, dans 10 ans, toujours escort ?

Il y a un gap entre ce que je souhaite et la réalité. Non, je ne souhaite plus être escorte dans 10 ans, ça ne veut pas dire pour autant que je souhaite sortir du travail du sexe. Blogueuse, nudeuse, tout en vivant de mon AAH, ou simplement vivant de mon AAH, c’est ce que j’espère pour plus tard (en fonction de l’amélioration ou de la dégradation de mon état de santé mentale). De toute façon, à 40 ans révolus, je serais vermoulue. Autant vivre au jour le jour et aviser.

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Une vidéo 100% gratuite et inédite, ça te dit ?

Mon expérience avec le polyamour

Mon expérience avec le polyamour

Un mode de vie amoureux qui se démocratise

Facilement confondu avec le libertinage (ce qu’il n’est pas, mais avec lequel il n’est pas incompatible- nous verrons cela plus tard), le polyamour, également appelé non-monogamie éthique, repose sur l’idée que l’on peut aimer et être aimé par plusieurs personnes. Il peut prendre plusieurs forme, les seules règles sont celles que vous déterminez entre vous. Couple libre, trouple, individu avec plusieurs partenaires ayant eux-même leurs propres partenaires, anarchisme relationnel (pas de hiérarchisation entre les relations/partenaires)…

En vérité, le sujet est plus simple qu’il n’y paraît.

Polyamour

Photo by Kelly Sikkema on Unsplash

Comment je me suis ouverte au polyamour

La question ne se pose pas seule : comment je deale avec l’insécurité, comment je supporte de ne pas être l’Élue, qu’est-ce que ça m’apporte ?

Tout commença…

Revenons 14 an en arrière (ouch, bobo.) Je suis étudiante en langues étrangères et je rencontre ce beau brun charismatique dans les bras duquel je me précipite (j’ai des problème avec l’impulsivité). Eh bien je ne le savais pas encore, mais je venais de prendre l’entrée des Enfers. Très rapidement, mon homme s’est montré possessif, contrôlant, tyrannique… Je vous épargne les détails les plus sordides.

Red flags

Sans expérience, tout juste sortie de sous les jupons d’une mère surprotectrice et religieusement très impliquée, je n’ai vu aucun des drapeaux rouges qui s’agitaient devant mes yeux. Je suis sortie avec cet homme. J’ai eu des enfants avec cet homme. J’ai épousé cet homme. J’ai souffert avec cet homme. Il m’a coupé de tout, du monde, de ma famille, de mes amis, s’accaparant le moindre temps de repos que j’aurais pu avoir entre deux tâches ménagères ou parentales (auxquelles il ne participait jamais), décidant des activités auxquelles je devais me livrer (mais toujours avec lui).
J’ai tenu 12 ans.

L’envol

Quand je suis partie, je croyais dur comme fer que les relations amoureuses, ce n’était pas pour moi, pas plus que les relations sexuelles d’ailleurs. Au départ (et je dis bien au départ) je n’avais strictement aucune envie de « profiter de mon célibat » pour papillonner. Mais mon ex mari étant le seul homme que j’avais connu intimement parce que le premier, la curiosité a fait son office. J’ai téléchargé Tinder et découvert l’univers des rencontre sans attache ni lendemain. J’ai ensuite téléchargé OkCupid, une application plus « lgbtqi+ friendly » (car je suis bisexuelle) et plus ouvertes aux relation non-monogames. Je suis tombée amoureuse. Trois fois. De trois hommes. En même temps.
Et je ne voulais pas choisir. Alors j’ai commencé à tous les fréquenter, en même temps, avec leur consentement, et bien entendu ma promesse de leur laisser faire de même.

Quid de la jalousie en polyamour ?

En fait, c’est un poids en moins. Je ne dis pas que la jalousie n’existe pas en non-monogamie, nous avons tous-tes nos insécurités, nos peurs. Mais en polyamour, on communique. Beaucoup. C’est nécessaire pour que n’importe quelle relation fonctionne, mais de par mon expérience (qui n’engage que moi), l’échange passe plus facilement à la trappe en monogamie qu’en polyamour. En monogamie, on a facilement l’habitude de prendre l’autre pour acquis, une fois la relation installée. En polyamour, il peut arriver qu’on se sente menacé-e ou en compétition avec les autres partenaires. Partager avec son compagnon ou sa compagne permets d’éviter que cela n’arrive.

Croyez-moi, je suis terrifiée par l’abandon, mais tant que j’ai l’absolue certitude d’être aimée par mes petit-es ami-es, je me moque du nombre de personnes qu’ils aiment également.
J’ai ouvert les yeux sur le fait que ce n’est pas parce que l’on s’aime que l’on s’appartient, que l’on doit rendre compte de tout, ne pas être libre. C’a été une libération pour moi. Je ne reviendrais pas en arrière.

Aujourd’hui, je n’ai qu’un partenaire, car la vie a fait que… mais nous sommes libres l’un comme l’autre de fréquenter qui nous voulons. Quand j’ai rencontré cet homme il y a deux ans, il était en couple avec une femme et nous couchions déjà ensemble, avec la bénédiction de mademoiselle.

Ce que le polyamour n’est pas

Ce n’est pas tromper. On vous voit, les petits malins qui trompent leur copine pour ensuite crier à qui veut l’entendre « nooon mais je suis polyamoureux en fait ». Si votre compagne-compagnon n’est pas d’accord, alors abstenez-vous, ou rompez votre relation pour une union qui vous conviendra mieux.

Ce n’est pas du libertinage. Le libertinage est purement sexuel et peut-être pratiqué par des couples exclusifs qui ouvrent occasionnellement leur intimité une ou plusieurs tierces personnes pour les inclure dans leur jeux sexuels.

Ce n’est pas la solution à tout. Certaines personnes ne peuvent tout simplement pas concevoir de ne pas vivre dans une relation exclusive, ce qui est évidemment parfaitement ok, tant qu’elle est saine. C’est plus sécurisant, plus confortable. On le comprend.
A l’inverse, une relation polyamoureuse n’est en aucun cas synonyme de relation saine. Les conjoint-e-s toxiques se trouvent partout.

Au final

Il s’agit juste d’amour, et en tant qu’adultes consentants, en amour, nous sommes libres de nos choix et de nos préférences. Respectez-vous, dialoguez, aimez-vous, baisez-vous les uns les autres. Ainsi soit-il.

 

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Tout mon corps est érogène…

corps érogène
Photo by DANNY G on Unsplash

… entre ses mains. Il sait ou carresser, griffer, appuyer, lécher, agripper, murmurer. C’est mon partenaire d’un point de vie romantique et affectif, mais c’est aussi le meilleur amant que j’ai connu, et je ne manque pas d’éléments de comparaison.

Tous le corps peut-être érogène

Pour peu qu’il soit correctement stimulé. C’est ce qu’il m’a répondu, en toute modestie, quand je lui ai demandé comment il me faisait décoller comme ça.

C’est à force de connaître mon corps et ses zones sensibles qu’il a appris comment me faire jouir, moi spécifiquement, à de multiples reprises. Je l’imagine s’appliquer à procéder ainsi avec tous-tes ses partenaires ; trouver sur quel bouton appuyer pour faire démarrer la machine.

J’ai découvert mon propre corps

En suivant les parcours de ses mains, sur mon dos, mes hanches, mes cuisses, le trajet de sa bouche dans mon cou, j’ai découvert que non seulement mon coup, mais mes oreilles étaient sensibles aux caresses lorsqu’il en a léché pour la première fois un lobe. J’ai d’ailleurs vite découvert que c’était aussi une faiblesse pour lui en pratiquant sur lui la même caresse et en déclenchant ce faisant un gémissement évocateur.

Incompatible avec le sexe hard ?

Non. Mais excellente entrée en matière. Découvrez-d’abord vos corps respectifs. Chauffez-vous à mort. Si vous êtes amateur de hard, vous n’en serez, vous et votre partenaire, que plus (h)ardant au fil  de l’action.
Au fond, le meilleur coup, ce n’est pas le plus endurant, ni le mieux membré. C’est peut-être celui qui a compris que le corps est érogène et érotique dans son ensemble et en fait un terrain de jeu (dans le respect de votre personne EVIDEMMENT) et ne se repose pas sur des injonctions patriarcales à la performance ou au bon calibrage qui peuvent briser sa confiance s’il ne rentre pas dans le moule, ou au contrainte compte uniquement sur le fait d’en avoir une grosse et pense n’avoir aucune autre forme d’application ni d’inventivité à fournir.

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L’essence d’un live

L’essence d’un live

Live ordinaire

Je ne suis pas une de ces star de Cam4 à plusieurs centaines de viewers, je tourne autour de de 15-20 matteurs à chaque show, mais je me donne toujours à fond : énergie, sourire, teasing, humour, regard de braise, je donne tout ce que j’ai. Ce qui est fabuleux, c’est que chaque live est à la fois ordinaire dans son exécution (je tease en lingerie en attendant les tokens ou shows privés, je bavasse avec le chat, je remets en place les gens qui ne suivent pas les règles 🥳) et unique dans ce que chaque viewer actif a à m’apporter.

Viewers extraordinaires

A chaque live son lot de surprises. Il y a certes des habitués (certains lourds, mais qui ne dépassent pas suffisamment la limite pour mériter un ban), des nouveaux qui ne font pas long feu, des gens civilisés et polis, des chimpanzés qui tapent « montre seins » sans dire bonjour, une main déjà dans le slibard. Et il y a les autres.

Les fétichistes qui débarquent avec une demande particulière. Ce jour là, un viewer m’a demandé si j’avais des gants de latex. Une veine pour lui, j’en avais acheté un bon stock l’année dernière, au cours du premier confinement. Je ne sais pas bien ce qu’il attendait de moi mais je suis allée chercher une paire de gants de tatoueurs et je les ai enfilés. Ses intentions étaient finalement de me regarder me masturber avec mes gants, et de fantasmer un scénario au cours duquel je le forcerais à ouvrir la bouche pour lui faire sucer mes doigts gantés. Je n’ai pas accédé à sa requête, dans le sens où il espérait de moi une performance sans payer, ce qui est contraire à mes règles.

La cliente bisexuelle qui mate dans le dos de son mec

Le même jour, une vieweuse s’est connectée dans ma room. D’abord silencieuse, elle est venue en message privé me demander si conformément à ma description, j’étais bien bisexuelle, ce que j’ai confirmé avec enthousiasme. Elle m’a fait part de son désir ardent pour les femmes alors qu’elle était en couple avec un homme, de la façon dont elle flirtait avec ses collègues de travail, avant de commencer à dérailler. Elle a escaladé si vite à « je voudrais quitter mon copain pour toi » qu’il m’a été difficile de la stopper. J’avoue que je n’avais  eu que très peu envie de la stopper également, car j’appréciais beaucoup de flirter avec cette damoiselle (je me confesse : j’aime draguer les filles qui sont en couple avec des hommes). Nous avons échangé nos Skype mais je reste sur mes gardes. Il est aisé pour un homme de se faire passer pour une femme en ligne. J’ai lu trop d’histoires et de témoignages sordides à ce sujet.

En bref

There’s a whore in this house chante Cardi B au moment où je décide d’enregistrer ce passage avec les gants de latex. J’avoue que pour moi même, je n’aurais pas pensé à user de cet accessoire, et je pense recycler l’idée pour un futur contenu photo ou vidéo kink-friendly à vendre sur mes plateforme (ici, sur Cam4 ou sur Onlyfans).

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