NON-DESIR DE MATERNITE: les femmes ont-elles le droit de s’autodéterminer?

INTERVIEW DE CHLOE CHAUDET Par Francine Sporenda Chloé Chaudet est maîtresse de conférences en littérature comparée à l’université Clermont Auvergne. Ses recherches et ses publications portent sur les articulations entre littérature, politique et société à l’échelle internationale. Son livre « J’ai décidé de ne pas être mère » (éditions Iconoclaste, 2021) est son premier texte de recherche […]

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Podcast : La prostitution pendant la crise sanitaire

La majorité des femmes se prostituent à cause de la misère dans laquelle elles se trouvent. Elles viennent des milieux les plus modestes de la société. Les travailleuses de sexe deviennent souvent victimes des violences physiques et de la discrimination. Depuis 2016, la loi pénalise l’achat d’un acte sexuel. En France, de nombreuses associations ont […]

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Criminaliser les clients ne protège pas les travailleuses du sexe, selon une étude récente

La criminalisation des clients ne protège pas les travailleuses du sexe qui, souvent, ont trop peur d’appeler la police, démontre une étude du Centre for Gender & Sexual Health Equity (CGSHE) de l’University of British Columbia (UBC) et l’Université d’Ottawa. En effet, près d’un tiers (31%) des travailleuses du sexe n’oseront pas appeler le 911, craignant qu’elles-mêmes, leurs collègues ou gérants soient interpellés par la police, révèlent les résultats de l’étude. [related_stories_column] La recherche se fonde sur des données recueillies auprès de 200 travailleuses du sexe dans cinq villes canadiennes, dont Montréal, entre 2017 et 2018. «Éradiquer la demande» du travail du sexe L’étude démontre les préjudices causés par les lois visant à «éradiquer la demande» pour le travail du sexe introduites en 2014 par le gouvernement canadien. Ce cadre juridique met l’accent sur la criminalisation des clients et des tierces parties dans cette industrie. Cependant, il maintenant dans certaines circonstances la criminalisation des travailleuses du sexe travaillant dehors. Selon la première auteure de la recherche, Dre Anna-Louise Crago, la criminalisation selon le modèle «éradiquer la demande» reproduit les mêmes dangers et préjudices graves pour les travailleuses du sexe que les lois criminelles précédentes. Effets néfastes de la criminalisation du travail du sexe Sandra Wesley, directrice générale de l’un des plus grands regroupements de femmes et d’hommes œuvrant dans l’industrie du sexe, Stella l’amie de Maimie, observe les effets néfastes du changement de loi depuis 2014. «C’est sûr qu’on a vu une détérioration de la qualité de vie et des conditions de travail [des travailleuses du sexe, en plus d’]une augmentation de la violence et une relation de plus en plus antagoniste avec les policiers», explique Mme Wesley. D’ailleurs, l’objectif de la loi n’est aucunement la protection des travailleuses du sexe, soutient-elle. «L’objectif est d’éliminer entièrement tout travail du sexe au Canada avec la logique que la société est victimisée par l’existence des travailleuses du sexe. Donc, on se retrouve à être les ennemis à éliminer», émet-elle Selon Mme Wesley, la violence est en fait «un résultat attendu» de la loi. «Souvent, ce qu’on entend de façon informelle, ce sont des policiers ou des personnes qui vont dire: si c’est assez dangereux, elles vont arrêter de le faire, ce travail-là», ajoute-t-elle. Pire pour les Autochtones Par ailleurs, l’étude révèle que les travailleuses du sexe issues des communautés autochtones ont deux fois plus de risques d’affirmer qu’elles ne peuvent pas composer le 911 lors d’une urgence sécuritaire. «Ce modèle de criminalisation de l’industrie du sexe a été justifié comme nécessaire pour protéger les personnes les plus marginalisées dans l’industrie du sexe et pour assister les travailleuses du sexe à rapporter la violence à leur endroit. Nos données démontrent que les lois actuelles ont clairement échouées à ces objectifs», souligne Dre Crago. De son côté, Sandra Wesley souligne que les femmes qui sont les plus à risque d’être arrêtées et incarcérées sont celles qui sont le plus à risque d’être victimes de violences, de disparaître et d’être assassinées. «La majorité des femmes dont on parlait dans [l’enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones assassinées et disparues] était des travailleuses du sexe. Il n’y a pas eu d’actions immédiates de décriminaliser le travail du sexe», rappelle Mme Wesley. Décriminaliser le travail du sexe Selon Sandra Wesley, la solution est la décriminalisation totale du travail du sexe, tant pour les clients que les travailleurs. L’organisme Stella est d’ailleurs membre de l’Alliance canadienne pour la réforme des lois sur le travail du sexe. «Le travail du sexe n’est pas un enjeu criminel, c’est un enjeu de droit du travail, affirme Mme Wesley. Donc on veut retirer toutes lois spécifiques au travail du sexe, plutôt [que de faire en sorte] que les travailleuses du sexe puissent avoir accès aux normes du travail et à l’ensemble des protections que les autres travailleurs ont.» Sandra Wesley espère d’ailleurs que cette étude sera une ultime preuve que la criminalisation du travail du sexe met des vies en danger et cause des violences. [met_newsletters_signup]

Criminaliser les clients ne protège pas les travailleuses du sexe, selon une étude récente

Le bon féminisme vs ces monstres sexistes qui osent vouloir disposer de leur corps.

Il y a quelques mois je faisais un petit article sur la prostitution et le droit, expliquant que la loi finalement n’est pas un frein à l’existence d’une prostitution légale. Tout n’est qu’une question de « bonne morale ». Je crois que je faisais déjà dans l’article référence à ces gens fascinants que sont les abolitionnistes: Des […]

Le bon féminisme vs ces monstres sexistes qui osent vouloir disposer de leur corps.

Mon expérience avec le polyamour

Mon expérience avec le polyamour

Un mode de vie amoureux qui se démocratise

Facilement confondu avec le libertinage (ce qu’il n’est pas, mais avec lequel il n’est pas incompatible- nous verrons cela plus tard), le polyamour, également appelé non-monogamie éthique, repose sur l’idée que l’on peut aimer et être aimé par plusieurs personnes. Il peut prendre plusieurs forme, les seules règles sont celles que vous déterminez entre vous. Couple libre, trouple, individu avec plusieurs partenaires ayant eux-même leurs propres partenaires, anarchisme relationnel (pas de hiérarchisation entre les relations/partenaires)…

En vérité, le sujet est plus simple qu’il n’y paraît.

Polyamour

Photo by Kelly Sikkema on Unsplash

Comment je me suis ouverte au polyamour

La question ne se pose pas seule : comment je deale avec l’insécurité, comment je supporte de ne pas être l’Élue, qu’est-ce que ça m’apporte ?

Tout commença…

Revenons 14 an en arrière (ouch, bobo.) Je suis étudiante en langues étrangères et je rencontre ce beau brun charismatique dans les bras duquel je me précipite (j’ai des problème avec l’impulsivité). Eh bien je ne le savais pas encore, mais je venais de prendre l’entrée des Enfers. Très rapidement, mon homme s’est montré possessif, contrôlant, tyrannique… Je vous épargne les détails les plus sordides.

Red flags

Sans expérience, tout juste sortie de sous les jupons d’une mère surprotectrice et religieusement très impliquée, je n’ai vu aucun des drapeaux rouges qui s’agitaient devant mes yeux. Je suis sortie avec cet homme. J’ai eu des enfants avec cet homme. J’ai épousé cet homme. J’ai souffert avec cet homme. Il m’a coupé de tout, du monde, de ma famille, de mes amis, s’accaparant le moindre temps de repos que j’aurais pu avoir entre deux tâches ménagères ou parentales (auxquelles il ne participait jamais), décidant des activités auxquelles je devais me livrer (mais toujours avec lui).
J’ai tenu 12 ans.

L’envol

Quand je suis partie, je croyais dur comme fer que les relations amoureuses, ce n’était pas pour moi, pas plus que les relations sexuelles d’ailleurs. Au départ (et je dis bien au départ) je n’avais strictement aucune envie de « profiter de mon célibat » pour papillonner. Mais mon ex mari étant le seul homme que j’avais connu intimement parce que le premier, la curiosité a fait son office. J’ai téléchargé Tinder et découvert l’univers des rencontre sans attache ni lendemain. J’ai ensuite téléchargé OkCupid, une application plus « lgbtqi+ friendly » (car je suis bisexuelle) et plus ouvertes aux relation non-monogames. Je suis tombée amoureuse. Trois fois. De trois hommes. En même temps.
Et je ne voulais pas choisir. Alors j’ai commencé à tous les fréquenter, en même temps, avec leur consentement, et bien entendu ma promesse de leur laisser faire de même.

Quid de la jalousie en polyamour ?

En fait, c’est un poids en moins. Je ne dis pas que la jalousie n’existe pas en non-monogamie, nous avons tous-tes nos insécurités, nos peurs. Mais en polyamour, on communique. Beaucoup. C’est nécessaire pour que n’importe quelle relation fonctionne, mais de par mon expérience (qui n’engage que moi), l’échange passe plus facilement à la trappe en monogamie qu’en polyamour. En monogamie, on a facilement l’habitude de prendre l’autre pour acquis, une fois la relation installée. En polyamour, il peut arriver qu’on se sente menacé-e ou en compétition avec les autres partenaires. Partager avec son compagnon ou sa compagne permets d’éviter que cela n’arrive.

Croyez-moi, je suis terrifiée par l’abandon, mais tant que j’ai l’absolue certitude d’être aimée par mes petit-es ami-es, je me moque du nombre de personnes qu’ils aiment également.
J’ai ouvert les yeux sur le fait que ce n’est pas parce que l’on s’aime que l’on s’appartient, que l’on doit rendre compte de tout, ne pas être libre. C’a été une libération pour moi. Je ne reviendrais pas en arrière.

Aujourd’hui, je n’ai qu’un partenaire, car la vie a fait que… mais nous sommes libres l’un comme l’autre de fréquenter qui nous voulons. Quand j’ai rencontré cet homme il y a deux ans, il était en couple avec une femme et nous couchions déjà ensemble, avec la bénédiction de mademoiselle.

Ce que le polyamour n’est pas

Ce n’est pas tromper. On vous voit, les petits malins qui trompent leur copine pour ensuite crier à qui veut l’entendre « nooon mais je suis polyamoureux en fait ». Si votre compagne-compagnon n’est pas d’accord, alors abstenez-vous, ou rompez votre relation pour une union qui vous conviendra mieux.

Ce n’est pas du libertinage. Le libertinage est purement sexuel et peut-être pratiqué par des couples exclusifs qui ouvrent occasionnellement leur intimité une ou plusieurs tierces personnes pour les inclure dans leur jeux sexuels.

Ce n’est pas la solution à tout. Certaines personnes ne peuvent tout simplement pas concevoir de ne pas vivre dans une relation exclusive, ce qui est évidemment parfaitement ok, tant qu’elle est saine. C’est plus sécurisant, plus confortable. On le comprend.
A l’inverse, une relation polyamoureuse n’est en aucun cas synonyme de relation saine. Les conjoint-e-s toxiques se trouvent partout.

Au final

Il s’agit juste d’amour, et en tant qu’adultes consentants, en amour, nous sommes libres de nos choix et de nos préférences. Respectez-vous, dialoguez, aimez-vous, baisez-vous les uns les autres. Ainsi soit-il.

 

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Bienvenue sur mon blog tout neuf !

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Sympathisons

Bienvenue à toi, être de chair. Faisons connaissance : je suis Elie, 32 ans, travailleuse du sexe dans le Nord de la France. J’ai grandi dans un milieu religieux strict, je suis un peu une Katy Perry du cul. Mon daron était prédicateur evangélique. C’est pourquoi vous pourrez parfois me trouver sur certains réseaux (comme snapchat et discord) derrière le pseudo « exvangelical ». Voilà comment une brebis loin de son troupeau décide de faire sa vie sans rendre de compte à un quelconque berger.
J’ai envie d’en apprendre plus sur toi, alors vient squatter l’espace commentaire !

Ce que tu viens chercher

Tu sais, je crois bien plus au hasard qu’au destin, aussi, imaginons que tu sois arrivé ici par hasard, en errant de lien en lien, assoiffé de belles – ou moins belles – images de peaux roses, thé ou café qui s’entremêlent, provoquant dans ton petit corps la sécrétion de douces endorphines…

Ce que j’ai pour toi

C’est pour ça que je suis ici.  Tu es arrivé à bon port. Je suis, moi aussi, un être de chair, ce qui, dans mon propre cas, n’est pas peu dire. Je suis imparfaite et charnue, le corps modelé par les grossesses et les régimes amaigrissants, et pourtant, je sais que j’ai tout ce qu’il faut pour te rendre fou-folle. Trust me.

Mon but est de partager avec toi mes créations visuelles, allant de l’érotisme soft au porno qui tache, partager les récits de mes rencontres, avec des clients, des inconnus, des partenaires, de te faire voyager dans mes monts et mes vals jusqu’à ce que tu ne puisses plus te passer de moi.
De mon côté, j’espère accomplir l’exploit de participer à la dé-stigmatisation des professions du sexe. Je compte aussi sur toi pour te faire, à mes côtés, l’avocat du diable.

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