What’s in my bag, édition prostituée

What’s in my bag, édition prostituée

sac à main

Pourquoi ne pas déterrer un tag ringard pour vous en apprendre plus sur les travailleuses du sexe outdoors ?

Les vacances d’été, cette période de vacuité et de néant

Comme vous le savez (ou non), j’ai décroché du travail du sexe outdoor afin de proposer mes services d’escort et de prostituée à mon domicile. Je gagne suffisamment pour combler le manque laissé par mon AAH dont je retranche la moitié pour payer mon loyer. Aujourd’hui j’ai mes habitués, ils n’ont qu’à téléphoner ou me texter pour avoir leur rendez-vous rapidement.
Mais depuis environ un mois, c’est marrée basse. Si pour moi été rime avec chaleur et moustiques, pour le salarié (ou non, encore une fois) c’est enfin le temps du dépaysement et du repos bien mérité : les vacances.
Les bonheurs des uns peut faire les malheur des autres : plus de clients. Ils sont tous partis. Et je dois toujours vivre.

Retour sur le trottoir

Je suis donc revenue à mes premières amours (…) : la rue. Cette fois, j’expérimente le travail de jour, afin de m’éviter certaines déconvenues subies lors de travail de nuit. Forte de cette dernière expérience, j’ai aussi appris à mieux m’organiser.

Alors, que contient ce fameux sac ?

Étalons le tout !

La base. Hydratez-vous ! Occasionnellement quand je suis à plat je m’équipe aussi d’une ou deux canettes de boisson énergétique sans sucre.

Il a fait très chaud ces derniers temps. Un coup d’eau fraîche, ça peut-être salvateur.

On respecte toujours les geste barrière (oui, ça prête à rire quand on connaît le principe de mon activité)

Pour rester fraîche.

Pour la pause clope.

Je vous fais pas un dessin.

Bien plus important qu’il n’y paraît, quand vous devez performer une fellation dans une voiture en plein cagnard.

J’ai vécu des sales trucs quand je tapinais de nuit. Maintenant, j’ai un shocker de contact. Oui Messieurs.

Je pense qu’on est tous•tes familiarisé•es avec cet objet.

Evidemment.

Le téléphone des putes et des dealers

J’ai appris à mes dépends que les voleurs de sacs à l’arraché courraient très vite et que certains clients malhonnêtes te piquaient ton pognon pendant ton sommeil après une prestation à l’hôtel… Ceci cache ma recette et ne quitte mon poignet sous aucun prétexte. Bon, c’est un petit hors-sujet, mais je suis fière de ma trouvaille. Qu’en pensez-vous ?

Soyez gentils avec vos travailleuses du sexe. Vous ne voulez pas prendre un coup de taser dans les parties, mais partager un bon moment avec la fille qui vous plaît et vous vend ses services.

Si vous avez aimé cette présentation non exhaustive, commentez, partagez, likez, plus on est de fous plus on jouit.

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30 faits incroyables (non) sur moi

30 faits incroyables (non !) sur moi

L'autrice nue fumant

Connais ta travailleuse du sexe, ça peut être utile, surtout si tu veux devenir régulier (mais ne tombe pas amoureux, cela sera l’objet d’un article futur)

30 faits sur moi :

1- Je suis née dans une ambulance
2- J’ai grandi dans un environnement sectaire
3- J’ai deux enfants autistes qui sont 🥰🥰🥰
4- J’ai un frangin autiste, aussi
5- Je cultive mon look « gothique » depuis mes 14 ans
6- et j’ai 32 ans.
7- J’ai actuellement 4 piercings faciaux
8- Je ne compte pas m’arrêter là, la prochaine étape ne sera pas faciale…
9- J’ai 4 tatouages dont deux « scratch » car j’ai volontiers prêté ma peau à des apprentis/amateurs
10- Là encore, je ne compte pas m’arrêter là, j’ai déjà le croquis de mon prochain tatouage
11- Je fume de l’herbe
12- Je suis polyamoureuse
13- J’ai un copain
14- Et une copine
15- Je suis donc bisexuelle/pansexuelle (m’en fout, utilisez le mot qui vous parle le plus)
16- Je suis libertine. Non, ce n’est pas un synonyme de polyamour
17- Je pratique le BDSM en tant que soumise. Inutile de débarquer dans mes commentaires ou mes mails, les Doms. J’ai déjà un Maître.
18- Je suis anarchiste (sauf au lit, comme le suggère le point précédent)
19- Je me considère comme biologiquement femelle mais socialement agenre car je ne me reconnais dans aucun des rôles associés arbitrairement à mon utérus (quelle plaie ce truc d’ailleurs – l’utérus)
20- Je souffre de trouble de la personnalité borderline, d’où le bordel dans ma tête 🤪
21- Je suis fan d’horreur (films, séries, bouquins, arts visuels…)
22- Mais mon film préféré est le Cercle des Poètes Disparus.
23- Je suis fan de sci-fi
24- Doctor Who est mon addiction saine
25- Je suis une « language nerd »
26- J’ai fait des études de langue et civilsation finnoise 🇫🇮 à la fac
27- J’ai essayé d’apprendre le Klingon, pour le fun
28- J’apprend le suédois 🇸🇪 et l’arabe 🇦🇪
29- Je suis travailleuse du sexe depuis plusieurs années, mais je n’ai commencé les rencontres IRL qu’il y a environ un an
30- J’ai pris des cours de chant lyrique

Et de 30.
Et vous ? J’aimerais beaucoup que vous me fassiez part de vos particularités en commentaire… L’humain est intrigant.

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Prostituée pétée au Xanax (et pas seulement)

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TW addiction, psychotropes, drogues, alcool, sevrage, émétophobie, suicide

Si aujourd’hui mon rapport à la drogue n’est pas vraiment compliqué ni conflictuel, sachez que ça n’a pas toujours été le cas. Ma plus mauvaise expérience relève en fait d’une substance légale, délivrée en pharmacie, sous ordonnance.

Avez-vous goûté aux joies du Xanax ? Je parle bien de joie car une fois qu’on est devenu suffisamment résistant pour pouvoir s’envoyer une ou deux plaquettes, on plane délicieusement sur un nuage de lumière.

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Je m’étais fait prescrire du Xanax à des doses ordinaires, à première vue anodines, pour mes troubles anxieux, par ma psychiatre. Un benzodiazépine que l’on est censé prendre sur un temps limité à cause de son fort pouvoir addictif. Je l’ai cependant pris pendant des années avec la complaisance du corps medical. Puis j’ai commencé augmenter les doses moi-même, car mes attaques de panique n’abdiquaient pas devant deux cachets blancs. Pour ne pas en manquer, j’ai commencé à passer par plusieurs prescripteurs (et plusieurs pharmacies) des ami•e•s qui s’en faisaient prescrire pour moi, j’étais déjà foutue. J’étais accro.

Le pot au rose fut découvert lors d’une tentative de suicide aux benzos et à l’alcool. La quantité de Xanax trouvée sur place par les pompiers et les FDO était anormale. J’ai donc été soumise par le personnel hospitalier à un sevrage, à poursuivre en ambulatoire après mon séjour en unité psychiatrique.

J’ai vécu un enfer. Le syndrome de sevrage fut pire que je l’aurais imaginé. Effet rebond (attaques de panique XXXL, crises suicidaires), malaises (pendant des mois j’ai à peine tenu debout), hypertension, tachycardie, vomissements, douleurs, acouphènes, rien ne m’a été épargné.

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Aujourd’hui on essaie encore de nous faire croire que le cannabis est un problème. Je me gausse. Ancienne alcoolique, j’ai cessé de boire quand j’ai goûté le petit joint du soir. Je mentirais en disant que c’est mon seul vice : quand on est gavés de psychotropes (antidépresseurs, anxiolitiques, stabilisateurs d’humeur fortement sédatifs) mais qu’on a quand même son job à assurer (oui, ma basse besogne nécessite une certaine énergie tout de même), la Monster blanche dont je me gave ne suffit pas toujours. Un petit rail par-ci par-là (un petit ! C’est cher cette connerie), ça requinque.

Et parfois… souvent, Xanny me manque. Mais l’idée de me retaper une desintox me calme sur le champ.

Si cet article vous parle, que vous avez une expérience à partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire, liker et partager pour m’aider à prêcher la parole du péché.

N’oubliez pas que j’ai un onlyfans et que je suis active dessus, ainsi qu’une boutique pour acheter mon contenu à l’unité 😉

Fais pas ta pute

(c) Sister of Sin, tous droits réservés

Il faut souffrir pour être belle
Me disait ma pauvre grand-mère
Quand elle tirait sur ma crinière
Pour défaire mes boucles rebelles.

J’ai bien appris, car je chatoie
Quand un client tient ma tignasse
Me prend comme une autre chiennasse
Qui veut juste payer son toit

Mais le docteur des tourmentés
Insinuant « Fais pas ta pute »
Veut me sevrer de la culbute
Afin que je sois respectée

Et mes parents, grand bien leur fasse
M’ont répudiée avant mes crimes
Leur déception si légitime
M’ont envoyé droit dans la crasse.

« Fais pas ta pute, ou fais le fière »
Ce sont les mots du féminisme
La sodomie et l’ondinisme
Eux sont les mots de Lucifer

Sister of sin

Dans 10 ans, toujours escort ?

Dans 10 ans, toujours escort ?

TW : conflit familial,intégrisme religieux, apostasie, relations toxiques, dysmorphophobie, agression, viol

Comment je suis devenue escort

Ce n’est pas une si belle histoire que je compte vous raconter. Elle nécessite un peu de background. Je suis la fille répudiée d’un pasteur à la retraite, également ancien postier, et actuellement auteur-dramaturge chrétien et écrivain public, et d’une aide soignante, et assistante maternelle, elle aussi à la retraite. J’ai été éduquée strictement dans la religion évangélique, cette branche protestante très prosélyte et pas aussi bienveillante qu’elle n’y paraît.

A l’adolescence, j’ai remis en question l’ensemble de mon éducation religieuse. Dieu m’est vite apparu comme un espèce de pervers narcissique de l’extrême, nous interdisant la connaissance, ne nous reconnaissant que le droit à la soumission et la crainte en échange de son amour et de sa promesse de ne pas nous faire cramer 🔥🔥🔥. Trop aimable.

J’ai pris un virage à 360 degrés, embrassé l’athéisme, mais me suis tout de même mariée à l’Eglise pour faire plaisir à mes parents. Ce mariage a coulé il y a trois ans (soit au bout de onze ans de vie commune et deux enfants). Les vannes étaient ouvertes.

J’ai commencé par rencontrer des plans cul divers et variés, ai découvert le BDSM, ai fait mon coming out bisexuel 🏳️‍🌈 , suis tombée amoureuse deux ou trois fois, ayant totalement renoncé à la monogamie.

Premiers pas dans le travail du sexe

Comme pour beaucoup, j’ai commencé à vendre des nudes sur Twitter et Onlyfans avant de diversifier mon offre. Ca n’a pas été un exercice facile. Après mes grossesses, mes mes yoyo pondéraux, mon ventre déformé et couvert de cicatrice me semblait invendable. J’ignorais totalement qu’il y a avait des fétichistes des ventres, des hommes qui préfèraient réellement les grosses (c’était une légende, pour moi) et que j’aurais du succès malgré ces caractéristiques physiques qui me sont toujours si déplaisantes. J’ai ensuite proposé des vidéos, des séances de cam sur Snapchat, puis sur plusieurs sites de camming. Pour info je suis aujourd’hui basée sur Cam4.

Quand j’ai commencé tout cela, j’étais hébergée chez mes parents, puis j’avais trouvé mon appartement pour continuer mes petites affaires, jusqu’à ce que ma voisine, menaçante, me harcelant tous les jours, vienne à bout de moi et me force à retourner chez mes parents, ou j’ai continué clandestinement mon petit commerce.

Dehors !

Mes parents et moi, c’est pas qu’on ne s’aimaient pas, ce qu’ILS ne m’aimaient pas. Je n’étais pas devenue la femme qu’ils avaient espéré. Nos façons de vivre et de penser différaient tellement que les conflits n’ont pas tarder à éclater, jusqu’au conflit de trop, dans lequel ils ont commis l’offense de s’attaquer à mes enfants (quitte à les insulter, devant eux) et à ma façon de les éduquer. Je venais d’obtenir une AAH pour mon trouble de la personnalité borderline et un studio meublé que je devais investir quelques jours plus tard. Qu’à cela ne tienne, mes parents m’ont mise dehors, laissant seulement au père des gamins le temps de parcourir 800km (allez-retour) pour venir chercher ces derniers pendant que je trouvais une solution pour me loger moi même avoir d’avoir les clés de mon studio.

Pute de trottoirs

C’est là que tout à commencé. Livrée à moi-même, je me suis trouvée un hôtel et ai commencé à me rendre à Lille, après m’être renseigné sur le quartier le plus fréquenté par les prostituées. La première nuit fut rude, avec une bande de crackwhores qui m’ont volé mon portable et de l’argent, mais j’ai survécu. Une fois les clés de mon appartement obtenues, j’ai continué. Pendant plusieurs mois. J’ai pendant ce laps de temps, vécu vols, agressions, et deux viols. Un-e ex, ancien-ne travailleur-euse du sexe, a réussi à me convaincre d’arrêter le trottoir et de me faire escort, à l’aide de certains cites d’annonces pas trop regardants. Je n’y croyais pas une seconde. Mais à peine l’annonce postée, je recevais par grappe de dix toutes sortes de mails de clients prêts à payer pour coucher avec moi. Je ne suis plus jamais allée tapiner depuis.

Combien de temps encore ?

C’est une grande question pour moi aussi. On ne peut pas vraiment dire que j’aime tous les jours ce boulot (comme vous, j’imagine – sommes-nous si différents ?), qu’il me faut cacher à une partie de mon entourage et en particulier à mes enfants. Tout ce que je suis en mesure de dire pour l’instant, c’est que temps que mon loyer me coûtera la moitié de mon allocation, et maintenant que je me suis habituée à vivre plus confortablement, quitter le milieu n’est pas un projet immédiat.

Au final, dans 10 ans, toujours escort ?

Il y a un gap entre ce que je souhaite et la réalité. Non, je ne souhaite plus être escorte dans 10 ans, ça ne veut pas dire pour autant que je souhaite sortir du travail du sexe. Blogueuse, nudeuse, tout en vivant de mon AAH, ou simplement vivant de mon AAH, c’est ce que j’espère pour plus tard (en fonction de l’amélioration ou de la dégradation de mon état de santé mentale). De toute façon, à 40 ans révolus, je serais vermoulue. Autant vivre au jour le jour et aviser.

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