Most wonderful time of the year

Most wonderful time of the year

Noël et prostitution.

TW – agressions (dont sexuelles), vol, suicide

L’hiver et le tapin

Photo by freestocks on Unsplash

L’hiver et le tapin, c’est juste le froid qui mord, car non, si tu veux racoler, tu ne peux pas t’emmitoufler sous trois couches de laine, protéger ta précieuse gorge dans deux tours d’écharpe et cacher ta chevelure affriolante sous un bonnet à pompom – bien que la dite chevelure soit actuellement fausse  me concernant, ayant ratiboisé mon crâne couverts de cheveux secs et complètement foutus à force d’agressives décolorations. Le port de la perruque m’évite-t-il le coup de froid crânien ? Probablement, c’est déjà ça de pris.

Le client fauché

Photo by Towfiqu barbhuiya on Unsplash

Ah, le Noël en prostitution. Il a tout claqué en cadeaux de Noël et ne peut plus s’offrir une pipe à trente balles. Enfin, c’est ce qu’il dit, et je sais qu’il ment. Si je désire faire mon chiffre, je suis obligée de me laisser carotter par des clients négociateurs abusifs qui au final ne vont même pas payer la somme convenue. Si l’on ne se sent pas déjà humilié d’être pute, être payé une bouché de pain pour un service que l’on fournit avec son corps est mortifiant.

La nuit précoce

Photo by Steven Wright on Unsplash

17h, et Lille se plonge dans l’obscurité. La belle Lille au pavé luisant. Mais c’est là qu’ils arrivent. Les mecs chelous. Les lourds à qui il faut dire non 20 fois avant de commencer à donner des coups de sac. Les clients violents qui abusent de vos chairs à la faveur de la nuit. Les voleurs à l’arraché, qui m’ont déjà fait l’an dernier refaire tous mes papiers. Les dealers auxquels je ne prends même pas une boulette de shit histoire de travailler l’esprit clair et ne pas subir les choses abjectes que j’ai pu vivre l’hiver dernier. Je suis plus équipée cette année, comme vous avez pu le lire dans What’s in my bag.

La solitude

Photo by Slava Pluzhnov on Unsplash

Concilier Noël et prostitution, pour beaucoup, c’est être isolée. Après être allée voir mes enfants chez leur père, à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi, je suis rentrée le 24, seule, psychologiquement détruite, seule, sans argent car tout était passé dans les cadeaux des enfants et le voyage, seule sans rien à manger chez moi qu’une boîte de riz cuit en 20 minutes, seule dans mon clapier de 20m2, seule car ma petite amie est hospitalisée pour dépression, seule à penser à ma « famille », en train de partager un bon repas, à dire tout le mal qu’ils pensent de moi, seule à songer au suicide (ne me regardez pas comme ça, j’ai fait un tentative l’année dernière).

Noël, une fête pour les uns, un calvaire pour les autres

Photo by Anthony Tran on Unsplash

Le taux de suicide s’élève en cette période de l’année. Certains ont perdu leurs proches, d’autres, comme moi, on coupé les ponts avec leur famille et n’ont pas d’amis, d’autres encore car il leur faut fêter Noël avec un famille toxique, car homosexuels dans une famille homophobe, trans, dans une famille transphobe, ou tout simplement une famille abusive et/ou violente. Cet article est aussi pour eux. Noël adoucit chez certains la rigueur de la vie. Pas chez tout le monde. Pas chez la petite pute isolée et malade que je suis. We are nobodies.

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(j’ai fuit onlyfans qui a tenté de nous la faire à l’envers, bienvenue sur loyalfans.com/sisterofsin)

What’s in my bag, édition prostituée

What’s in my bag, édition prostituée

sac à main

Pourquoi ne pas déterrer un tag ringard pour vous en apprendre plus sur les travailleuses du sexe outdoors ?

Les vacances d’été, cette période de vacuité et de néant

Comme vous le savez (ou non), j’ai décroché du travail du sexe outdoor afin de proposer mes services d’escort et de prostituée à mon domicile. Je gagne suffisamment pour combler le manque laissé par mon AAH dont je retranche la moitié pour payer mon loyer. Aujourd’hui j’ai mes habitués, ils n’ont qu’à téléphoner ou me texter pour avoir leur rendez-vous rapidement.
Mais depuis environ un mois, c’est marrée basse. Si pour moi été rime avec chaleur et moustiques, pour le salarié (ou non, encore une fois) c’est enfin le temps du dépaysement et du repos bien mérité : les vacances.
Les bonheurs des uns peut faire les malheur des autres : plus de clients. Ils sont tous partis. Et je dois toujours vivre.

Retour sur le trottoir

Je suis donc revenue à mes premières amours (…) : la rue. Cette fois, j’expérimente le travail de jour, afin de m’éviter certaines déconvenues subies lors de travail de nuit. Forte de cette dernière expérience, j’ai aussi appris à mieux m’organiser.

Alors, que contient ce fameux sac ?

Étalons le tout !

La base. Hydratez-vous ! Occasionnellement quand je suis à plat je m’équipe aussi d’une ou deux canettes de boisson énergétique sans sucre.

Il a fait très chaud ces derniers temps. Un coup d’eau fraîche, ça peut-être salvateur.

On respecte toujours les geste barrière (oui, ça prête à rire quand on connaît le principe de mon activité)

Pour rester fraîche.

Pour la pause clope.

Je vous fais pas un dessin.

Bien plus important qu’il n’y paraît, quand vous devez performer une fellation dans une voiture en plein cagnard.

J’ai vécu des sales trucs quand je tapinais de nuit. Maintenant, j’ai un shocker de contact. Oui Messieurs.

Je pense qu’on est tous•tes familiarisé•es avec cet objet.

Evidemment.

Le téléphone des putes et des dealers

J’ai appris à mes dépends que les voleurs de sacs à l’arraché courraient très vite et que certains clients malhonnêtes te piquaient ton pognon pendant ton sommeil après une prestation à l’hôtel… Ceci cache ma recette et ne quitte mon poignet sous aucun prétexte. Bon, c’est un petit hors-sujet, mais je suis fière de ma trouvaille. Qu’en pensez-vous ?

Soyez gentils avec vos travailleuses du sexe. Vous ne voulez pas prendre un coup de taser dans les parties, mais partager un bon moment avec la fille qui vous plaît et vous vend ses services.

Si vous avez aimé cette présentation non exhaustive, commentez, partagez, likez, plus on est de fous plus on jouit.

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Un parc et quatre inconnus

Laissez-moi vous compter l’anecdote un peu folle qui m’est arrivée dans un grand parc à Lille, entre les gares Lille Flandre et Lille Europe, impliquant quatre inconnus, alors que je travaillais encore sur le trottoir.

Je finissais de travailler. J’avais recolté suffisament d’argent pour pouvoir m’arrêter et trouver un coin ou dormir dehors. Je savais qu’en vrai je ne dormirais pas, alors je suis allée me poser devant Lille Flandres, fermée à cette heure tardive. Je fermais vaguement les yeux et soufflais, fatiguée et satisfaite du travail accompli.

J’ai remarqué qu’un jeune homme noir lightskin avec des traits d’ange s’approchait de moi. Je le regardaid méfiante se diriger dans ma direction puis s’asseoir à côté de moi. « Hi », dit-il. Il ne parlait pas français. Je lui rend son salut en anglais. Il me demande ce que je fais en pleine nuit devant la gare, je joue franc jeu : je suis une prostituée qui a fini son travail et attend l’ouverture de la gare pour rentrer chez moi par le premier train. Le fait que je sois pute le fait sourire, mais pas d’un sourire condescendant. Plutôt un sourire curieux. Il m’explique qu’il vient de Belgique, côté flamand, et qu’il voyage avec son ami, parti se balader. Entreprenant, il me fait par de son attirance pour moi. Elle était très réciproque. Il me propose d’aller se poser quelque part de plus tranquille. J’ai cru qu’il écoquait d’une chambre d’hôtel, mais il parlait de ce grand parc entre les deux gares, presque désert et plongé dans l’obscurité.

Je le suis, nerveuse comme une femme seule en pleine nuit accompagnée d’un inconnu. On s’installe finalement dans l’herbe. Je m’allonge, j’essaie de me détendre, il s’allonge près de moi, nous regardons le ciel quelques minutes, puis il se tourne vers moi et commence à faire glisser le zip de ma veste. Sans un mot. Je remonte ma jupe, il défait sa ceinture et me prends à même le sol. L’affaire terminée, il dit  » we just fucked in the middle of this big city » et souris de son air angélique.

Son ami qui était parti nous a finalement trouvé tous les deux en train de bavarder. Il s’est assis près de nous, mon premier acolyte faisant les présentations, puis déclare s’en aller quérir un night shop pour acheter des cigarettes. Après quelques minutes d’un silence gênant, son ami m’embrasse, je glisse ma main dans son pantalon, et me voici son membre en bouche, à sucer cet étranger jusqu’à l’éjaculation.

Mon premier inconnu revient, avec deux autres types rencontrés sur le chemin, eux parlant français et un anglais boiteux dont je me fait l’interprète. Mes deux belges disparaissent après je ne sais quel prétexte et me voici de nouveau seule avec deux hommes que je ne connais pas, dans ce même parc, à partager des cigarettes. Il n’a pas fallu longtemps avant qu’ils me prennent à deux, à quatre pattes dans les buissons, un dans ma chatte, un dans ma bouche et inversement, moi prenant mon pied comme rarement jusqu’à ce que chacun ait son compte. Nous sommes ensuite restés ensemble une partie de la nuit jusqu’à l’ouverture de la gare. Je n’ai jamais revu les deux flamands, ni ces deux bougs qui m’ont montée en l’air dans les buissons. J’en garde le souvenir d’une nuit abracadabrante qui humidifié encore parfois mon anatomie…

Si vous avez aimé cette histoire (on ne peut plus vraie), commentez, partagez, likez, plus on est de fous plus on jouit.

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