La rue

La rue

La rue, je l’ai quittée, son vacarme assommant
Envahissait ma tête jusqu’à la nausée
Je l’ai fuie, démolie, quand ma chair a brûlé
Dans un cérémonial cruel et dégoûtant.

Laissée sur le pavé, ravagée, disloquée
Je sens encore le goût de mon corps qui nécrose
Et le parfum caustique auquel se juxtapose
Le chant de la menace de heurts et de rossées

Mais j’y suis revenue, arme au point, apprêtée,
Aussitôt qu’elle appelle, je ne peux l’ignorer.
La rue, cet enfer de plaisir et de honte

De douleur et de vie, tel un feu éclatant
D’une force audacieuse, à nouveau je l’affronte,
Et cette fois je gagne en noble conquérant.

What’s in my bag, édition prostituée

What’s in my bag, édition prostituée

sac à main

Pourquoi ne pas déterrer un tag ringard pour vous en apprendre plus sur les travailleuses du sexe outdoors ?

Les vacances d’été, cette période de vacuité et de néant

Comme vous le savez (ou non), j’ai décroché du travail du sexe outdoor afin de proposer mes services d’escort et de prostituée à mon domicile. Je gagne suffisamment pour combler le manque laissé par mon AAH dont je retranche la moitié pour payer mon loyer. Aujourd’hui j’ai mes habitués, ils n’ont qu’à téléphoner ou me texter pour avoir leur rendez-vous rapidement.
Mais depuis environ un mois, c’est marrée basse. Si pour moi été rime avec chaleur et moustiques, pour le salarié (ou non, encore une fois) c’est enfin le temps du dépaysement et du repos bien mérité : les vacances.
Les bonheurs des uns peut faire les malheur des autres : plus de clients. Ils sont tous partis. Et je dois toujours vivre.

Retour sur le trottoir

Je suis donc revenue à mes premières amours (…) : la rue. Cette fois, j’expérimente le travail de jour, afin de m’éviter certaines déconvenues subies lors de travail de nuit. Forte de cette dernière expérience, j’ai aussi appris à mieux m’organiser.

Alors, que contient ce fameux sac ?

Étalons le tout !

La base. Hydratez-vous ! Occasionnellement quand je suis à plat je m’équipe aussi d’une ou deux canettes de boisson énergétique sans sucre.

Il a fait très chaud ces derniers temps. Un coup d’eau fraîche, ça peut-être salvateur.

On respecte toujours les geste barrière (oui, ça prête à rire quand on connaît le principe de mon activité)

Pour rester fraîche.

Pour la pause clope.

Je vous fais pas un dessin.

Bien plus important qu’il n’y paraît, quand vous devez performer une fellation dans une voiture en plein cagnard.

J’ai vécu des sales trucs quand je tapinais de nuit. Maintenant, j’ai un shocker de contact. Oui Messieurs.

Je pense qu’on est tous•tes familiarisé•es avec cet objet.

Evidemment.

Le téléphone des putes et des dealers

J’ai appris à mes dépends que les voleurs de sacs à l’arraché courraient très vite et que certains clients malhonnêtes te piquaient ton pognon pendant ton sommeil après une prestation à l’hôtel… Ceci cache ma recette et ne quitte mon poignet sous aucun prétexte. Bon, c’est un petit hors-sujet, mais je suis fière de ma trouvaille. Qu’en pensez-vous ?

Soyez gentils avec vos travailleuses du sexe. Vous ne voulez pas prendre un coup de taser dans les parties, mais partager un bon moment avec la fille qui vous plaît et vous vend ses services.

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30 faits incroyables (non) sur moi

30 faits incroyables (non !) sur moi

L'autrice nue fumant

Connais ta travailleuse du sexe, ça peut être utile, surtout si tu veux devenir régulier (mais ne tombe pas amoureux, cela sera l’objet d’un article futur)

30 faits sur moi :

1- Je suis née dans une ambulance
2- J’ai grandi dans un environnement sectaire
3- J’ai deux enfants autistes qui sont 🥰🥰🥰
4- J’ai un frangin autiste, aussi
5- Je cultive mon look « gothique » depuis mes 14 ans
6- et j’ai 32 ans.
7- J’ai actuellement 4 piercings faciaux
8- Je ne compte pas m’arrêter là, la prochaine étape ne sera pas faciale…
9- J’ai 4 tatouages dont deux « scratch » car j’ai volontiers prêté ma peau à des apprentis/amateurs
10- Là encore, je ne compte pas m’arrêter là, j’ai déjà le croquis de mon prochain tatouage
11- Je fume de l’herbe
12- Je suis polyamoureuse
13- J’ai un copain
14- Et une copine
15- Je suis donc bisexuelle/pansexuelle (m’en fout, utilisez le mot qui vous parle le plus)
16- Je suis libertine. Non, ce n’est pas un synonyme de polyamour
17- Je pratique le BDSM en tant que soumise. Inutile de débarquer dans mes commentaires ou mes mails, les Doms. J’ai déjà un Maître.
18- Je suis anarchiste (sauf au lit, comme le suggère le point précédent)
19- Je me considère comme biologiquement femelle mais socialement agenre car je ne me reconnais dans aucun des rôles associés arbitrairement à mon utérus (quelle plaie ce truc d’ailleurs – l’utérus)
20- Je souffre de trouble de la personnalité borderline, d’où le bordel dans ma tête 🤪
21- Je suis fan d’horreur (films, séries, bouquins, arts visuels…)
22- Mais mon film préféré est le Cercle des Poètes Disparus.
23- Je suis fan de sci-fi
24- Doctor Who est mon addiction saine
25- Je suis une « language nerd »
26- J’ai fait des études de langue et civilsation finnoise 🇫🇮 à la fac
27- J’ai essayé d’apprendre le Klingon, pour le fun
28- J’apprend le suédois 🇸🇪 et l’arabe 🇦🇪
29- Je suis travailleuse du sexe depuis plusieurs années, mais je n’ai commencé les rencontres IRL qu’il y a environ un an
30- J’ai pris des cours de chant lyrique

Et de 30.
Et vous ? J’aimerais beaucoup que vous me fassiez part de vos particularités en commentaire… L’humain est intrigant.

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Prostituée pétée au Xanax (et pas seulement)

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TW addiction, psychotropes, drogues, alcool, sevrage, émétophobie, suicide

Si aujourd’hui mon rapport à la drogue n’est pas vraiment compliqué ni conflictuel, sachez que ça n’a pas toujours été le cas. Ma plus mauvaise expérience relève en fait d’une substance légale, délivrée en pharmacie, sous ordonnance.

Avez-vous goûté aux joies du Xanax ? Je parle bien de joie car une fois qu’on est devenu suffisamment résistant pour pouvoir s’envoyer une ou deux plaquettes, on plane délicieusement sur un nuage de lumière.

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Je m’étais fait prescrire du Xanax à des doses ordinaires, à première vue anodines, pour mes troubles anxieux, par ma psychiatre. Un benzodiazépine que l’on est censé prendre sur un temps limité à cause de son fort pouvoir addictif. Je l’ai cependant pris pendant des années avec la complaisance du corps medical. Puis j’ai commencé augmenter les doses moi-même, car mes attaques de panique n’abdiquaient pas devant deux cachets blancs. Pour ne pas en manquer, j’ai commencé à passer par plusieurs prescripteurs (et plusieurs pharmacies) des ami•e•s qui s’en faisaient prescrire pour moi, j’étais déjà foutue. J’étais accro.

Le pot au rose fut découvert lors d’une tentative de suicide aux benzos et à l’alcool. La quantité de Xanax trouvée sur place par les pompiers et les FDO était anormale. J’ai donc été soumise par le personnel hospitalier à un sevrage, à poursuivre en ambulatoire après mon séjour en unité psychiatrique.

J’ai vécu un enfer. Le syndrome de sevrage fut pire que je l’aurais imaginé. Effet rebond (attaques de panique XXXL, crises suicidaires), malaises (pendant des mois j’ai à peine tenu debout), hypertension, tachycardie, vomissements, douleurs, acouphènes, rien ne m’a été épargné.

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Aujourd’hui on essaie encore de nous faire croire que le cannabis est un problème. Je me gausse. Ancienne alcoolique, j’ai cessé de boire quand j’ai goûté le petit joint du soir. Je mentirais en disant que c’est mon seul vice : quand on est gavés de psychotropes (antidépresseurs, anxiolitiques, stabilisateurs d’humeur fortement sédatifs) mais qu’on a quand même son job à assurer (oui, ma basse besogne nécessite une certaine énergie tout de même), la Monster blanche dont je me gave ne suffit pas toujours. Un petit rail par-ci par-là (un petit ! C’est cher cette connerie), ça requinque.

Et parfois… souvent, Xanny me manque. Mais l’idée de me retaper une desintox me calme sur le champ.

Si cet article vous parle, que vous avez une expérience à partager, n’hésitez pas à laisser un commentaire, liker et partager pour m’aider à prêcher la parole du péché.

N’oubliez pas que j’ai un onlyfans et que je suis active dessus, ainsi qu’une boutique pour acheter mon contenu à l’unité 😉

Le racisme dans la pornographie

Le racisme est inacceptable partout. Partout? Apparemment, il y a un domaine où le racisme est autorisé voire exalté. La pornographie. Ell regorge d’images, de propos racistes. Le fantasme sexuel justifie-t-il le racisme? Aux environs de 2010, un site fait fureur sur le net. Ghetto gaggers ( sal**** du ghetto). Dans certaines vidéos, des hommes […]

Le racisme dans la pornographie

Un parc et quatre inconnus

Laissez-moi vous compter l’anecdote un peu folle qui m’est arrivée dans un grand parc à Lille, entre les gares Lille Flandre et Lille Europe, impliquant quatre inconnus, alors que je travaillais encore sur le trottoir.

Je finissais de travailler. J’avais recolté suffisament d’argent pour pouvoir m’arrêter et trouver un coin ou dormir dehors. Je savais qu’en vrai je ne dormirais pas, alors je suis allée me poser devant Lille Flandres, fermée à cette heure tardive. Je fermais vaguement les yeux et soufflais, fatiguée et satisfaite du travail accompli.

J’ai remarqué qu’un jeune homme noir lightskin avec des traits d’ange s’approchait de moi. Je le regardaid méfiante se diriger dans ma direction puis s’asseoir à côté de moi. « Hi », dit-il. Il ne parlait pas français. Je lui rend son salut en anglais. Il me demande ce que je fais en pleine nuit devant la gare, je joue franc jeu : je suis une prostituée qui a fini son travail et attend l’ouverture de la gare pour rentrer chez moi par le premier train. Le fait que je sois pute le fait sourire, mais pas d’un sourire condescendant. Plutôt un sourire curieux. Il m’explique qu’il vient de Belgique, côté flamand, et qu’il voyage avec son ami, parti se balader. Entreprenant, il me fait par de son attirance pour moi. Elle était très réciproque. Il me propose d’aller se poser quelque part de plus tranquille. J’ai cru qu’il écoquait d’une chambre d’hôtel, mais il parlait de ce grand parc entre les deux gares, presque désert et plongé dans l’obscurité.

Je le suis, nerveuse comme une femme seule en pleine nuit accompagnée d’un inconnu. On s’installe finalement dans l’herbe. Je m’allonge, j’essaie de me détendre, il s’allonge près de moi, nous regardons le ciel quelques minutes, puis il se tourne vers moi et commence à faire glisser le zip de ma veste. Sans un mot. Je remonte ma jupe, il défait sa ceinture et me prends à même le sol. L’affaire terminée, il dit  » we just fucked in the middle of this big city » et souris de son air angélique.

Son ami qui était parti nous a finalement trouvé tous les deux en train de bavarder. Il s’est assis près de nous, mon premier acolyte faisant les présentations, puis déclare s’en aller quérir un night shop pour acheter des cigarettes. Après quelques minutes d’un silence gênant, son ami m’embrasse, je glisse ma main dans son pantalon, et me voici son membre en bouche, à sucer cet étranger jusqu’à l’éjaculation.

Mon premier inconnu revient, avec deux autres types rencontrés sur le chemin, eux parlant français et un anglais boiteux dont je me fait l’interprète. Mes deux belges disparaissent après je ne sais quel prétexte et me voici de nouveau seule avec deux hommes que je ne connais pas, dans ce même parc, à partager des cigarettes. Il n’a pas fallu longtemps avant qu’ils me prennent à deux, à quatre pattes dans les buissons, un dans ma chatte, un dans ma bouche et inversement, moi prenant mon pied comme rarement jusqu’à ce que chacun ait son compte. Nous sommes ensuite restés ensemble une partie de la nuit jusqu’à l’ouverture de la gare. Je n’ai jamais revu les deux flamands, ni ces deux bougs qui m’ont montée en l’air dans les buissons. J’en garde le souvenir d’une nuit abracadabrante qui humidifié encore parfois mon anatomie…

Si vous avez aimé cette histoire (on ne peut plus vraie), commentez, partagez, likez, plus on est de fous plus on jouit.

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Fais pas ta pute

(c) Sister of Sin, tous droits réservés

Il faut souffrir pour être belle
Me disait ma pauvre grand-mère
Quand elle tirait sur ma crinière
Pour défaire mes boucles rebelles.

J’ai bien appris, car je chatoie
Quand un client tient ma tignasse
Me prend comme une autre chiennasse
Qui veut juste payer son toit

Mais le docteur des tourmentés
Insinuant « Fais pas ta pute »
Veut me sevrer de la culbute
Afin que je sois respectée

Et mes parents, grand bien leur fasse
M’ont répudiée avant mes crimes
Leur déception si légitime
M’ont envoyé droit dans la crasse.

« Fais pas ta pute, ou fais le fière »
Ce sont les mots du féminisme
La sodomie et l’ondinisme
Eux sont les mots de Lucifer

Sister of sin